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Diagnostic de cancer colorectal

Si vous avez des symptômes caractéristiques du cancer colorectal ou que les résultats d’un examen physique ou d’une analyse sanguine que vous avez passés laissent soupçonner la présence d’un tel cancer, votre médecin vous recommandera peut-être un ou plusieurs tests additionnels afin de pouvoir poser un diagnostic officiel. Ces tests peuvent faire appel à des méthodes endoscopiques ou des techniques d’imagerie parmi les suivantes :

Sigmoïdoscopie


(TRANSLATION OF THE PICTURE TEXT AND OF THE SOURCE TEXT)

Sigmoidoscopy = Sigmoïdoscopie

Colon = Côlon

Rectum = Rectum

Sigmoidoscope = Sigmoïdoscope

Anus = Anus

Sigmoid colon = Côlon sigmoïde

SOURCE : U.S. NATIONA L CANCER INSTITUTE

Lavement baryté ou lavement baryté en double contraste


Pour le lavement baryté, on introduit par voie rectale un liquide contenant du sulfate de baryum qui se répand dans tout le côlon et permet d’obtenir des images de ce dernier à l’aide d’un appareil de radiographie. ( http://www.mayoclinic.com/health/medical/IM01888)

(TRANSLATION OF THE PICTURE TEXT AND OF THE SOURCE TEXT)

SOURCE : U.S. NATIONA L CANCER INSTITUTE

Barium liquid = Solution liquide au baryum

Coloscopie virtuelle par tomographie ou colonographie (La plupart des tests sont décrits en détails dans la section « Dépistage »).

Habituellement, si la présence soupçonnée d’un cancer colorectal est confirmée au cours d’un test diagnostique, on effectue sur-le-champ une biopsie au cours d’une coloscopie. Pour ce faire, le médecin prélève un petit fragment de tissus à l’aide d’un instrument spécial introduit dans le coloscope. Certaines personnes peuvent avoir des saignements après cette intervention, mais ces derniers ne durent généralement pas longtemps. L’échantillon prélevé est envoyé au laboratoire pour qu’un pathologiste (médecin spécialisé dans le diagnostic des maladies) l’examine au microscope afin de déceler toute présence d’un cancer ou d’une autre affection. Si d’autres tests peuvent permettre de croire à la présence d’un cancer colorectal, la biopsie reste le seul moyen d’établir un diagnostic sûr à ce sujet.

Par ailleurs, la découverte de polypes dans le côlon doit être prise au sérieux, car ces petites excroissances peuvent devenir cancéreuses. Tout polype ne devient pas nécessairement cancéreux, mais, selon ce qu’on croit, le cancer colorectal se développerait presque toujours à partir de petits polypes bénins (non cancéreux). Heureusement, on peut déceler les polypes au moyen d’une coloscopie et alors les enlever ou les détruire de façon à prévenir l’apparition d’un cancer. Si le polype découvert est suffisamment gros, on peut en prélever un fragment afin de procéder à une biopsie pour déterminer de quel type de polype il s’agit.

En effet, quatre types de polypes se développent couramment dans le côlon et peuvent être identifiés grâce à une biopsie:

  • Polypes inflammatoires – Ils sont associés à la colite ulcéreuse ou à la maladie de Crohn. On les appelle parfois « pseudopolypes » ou « faux polypes », car il ne s’agit pas à proprement parler de polypes, mais d’une réaction à une inflammation chronique de la paroi du côlon. Ce type de polypes ne devient pas cancéreux.
  • Polypes hyperplasiques – Ce sont généralement des polypes très petits qui se logent dans le rectum. On considère qu’ils présentent un faible risque de cancer.
  • Polypes adénomateux ou adénomes tubuleux – Il s’agit du type de polypes le plus courant, celui auquel font habituellement référence les médecins lorsqu’ils parlent de polypes rectaux. Environ 70 % des polypes enlevés entrent dans cette catégorie. Ces adénomes présentent un risque certain de cancer, car ils grossissent toujours. Ils ne s’accompagnent généralement d’aucun symptôme, mais, lorsqu’on les découvre à un stade précoce lors d’une coloscopie, on peut en faire l’ablation avant qu’un cancer ne se développe. Les personnes qui ont des antécédents de polypes adénomateux doivent se soumettre régulièrement au dépistage de ces derniers.
  • Adénomes villeux ou tubulovilleux – Près de 15 % des polypes enlevés appartiennent à cette catégorie. Il s’agit des plus dangereux, car leur risque de devenir cancéreux en grossissant est très élevé. Souvent, ces polypes sont sessiles, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas attachés à une tige, mais implantés sur une base plate, ce qui rend leur ablation difficile. Les petits polypes sessiles peuvent être enlevés un par un cours de plusieurs coloscopies, alors qu’une chirurgie peut s’avérer nécessaire pour faire l’ablation complète des plus gros.



Tests permettant de diagnostiquer le cancer colorectal

Si votre médecin diagnostique chez vous un cancer de l’intestin, il vous fera peut-être passer un ou plusieurs tests additionnels parmi les suivants afin de déterminer la taille et l’emplacement de la tumeur ainsi que le stade où en est rendu le cancer :

  • Analyses sanguines

    Formule sanguine : Ce test permet de déceler l’anémie (caractérisée par un faible taux de globules rouges) que présente bien des personnes atteintes de cancer colorectal en raison des saignements occultes prolongés qui sont provoqués par les tumeurs. Le médecin peut également prescrire des analyses sanguines servant à mesurer les fonctions hépatiques pour vérifier si le cancer s’est propagé au foie, car, le cas échéant, des anomalies seraient révélées par un taux élevé d’enzymes hépatiques.

    Marqueurs tumoraux : Les tumeurs colorectales produisent certaines substances telles que l’antigène carcinoembryonnaire (ACE) et l’antigène carbohydrate CA 19-9, qui sont décelables dans le sang. Aux fins du suivi des personnes qui ont déjà été traitées pour un cancer colorectal, on utilise (simultanément à d’autres tests) des analyses sanguines qui peuvent détecter ces « marqueurs de tumeur » et indiquer une récidive de la maladie.

    On n’utilise pas ces analyses pour découvrir un cancer chez les gens qui n’ont jamais eu de tumeur et paraissent en santé, car elles ne donnent pas toujours des résultats précis, le taux d’un marqueur tumoral pouvant être anormal même en l’absence d’un cancer. En effet, la colite ulcéreuse, les tumeurs intestinales non cancéreuses ainsi que certaines affections hépatiques et maladies pulmonaires chroniques peuvent également hausser le taux de certains marqueurs tumoraux, et le tabagisme peut faire monter le taux d’ACE.

  • Techniques d’imagerie


Échographie : Cette méthode fait appel à des ondes sonores et à leur écho pour obtenir une image d’un organe ou d’une masse. Un petit dispositif fonctionnant comme un microphone et appelé « transducteur » émet des ultrasons qui traversent la région du corps visée. L’écho de ces sons est renvoyé lorsque ces derniers sont captés par l’appareil quand ils se frappent aux tissus de l’organisme et retransmis à un ordinateur, qui s’en sert pour générer des images en noir et blanc affichées sur un écran. L’échographie ne cause aucune douleur et n’entraîne aucune exposition à des rayonnements.

L’échographie abdominale permet de vérifier si une ou plusieurs tumeurs se logent dans le foie, la vésicule biliaire ou le pancréas, voire dans l’abdomen, mais pas dans le côlon. Pour ce test, le patient s’allonge sur un lit d’examen et on badigeonne sa peau d’un gel sur la partie du corps visée, puis le technicien passe un transducteur sur celle-ci.

Deux types d’échographie peuvent être utilisés pour les personnes atteintes de cancer colorectal, à savoir :

    1. l’échographie endorectale, pour laquelle un transducteur spécial est inséré dans le corps par voie rectal. Ce test permet de voir dans quelle mesure le cancer a pénétré la paroi intestinale et s’il a atteint des ganglions lymphatiques voisins ou d’autres organes.
    2. l’échographie intracavitaire, qui est effectuée directement dans la cavité abdominale après ouverture de celle-ci, ce qui permet de placer le transducteur sur la surface du foie et de détecter ainsi toute présence de métastases dans cet organe.


Tomodensitométrie ou tomographie assistée par ordinateur : La tomodensitométrie fait appel aux rayons X et produit des images tridimensionnelles en coupe transversale de la partie du corps examinée. Plutôt qu’une seule image, comme la radiographie, elle génère plusieurs images pendant que l’appareil tourne autour du sujet étendu sur le lit d’examen. Celles-ci sont transmises à un ordinateur, qui construit à son tour des images en « couches » de la région visée. La tomodensitométrie fournit des images détaillées des tissus mous de l’organisme, ce que ne peut faire la radiographie. Elle permet également de déterminer si le cancer a atteint le foie ou d’autres organes. Si les premières images s’avèrent insatisfaisantes, on fait boire au patient une solution contenant un agent de contraste ou on la lui injecte par voie intraveineuse avant de prendre une seconde série d’images afin d’assurer une meilleure définition de ces dernières.

Imagerie par résonnance magnétique (IRM) : Comme la tomodensitométrie, l’IRM fournit des images détaillées des tissus mous de l’organisme. Cependant, elle fait appel à un aimant très puissant qui entoure le lit d’examen et à des ondes radio, plutôt qu’à des rayons X. L'appareil est constitué d'un tube doté d'un aimant très puissant. Des antennes émettrices produisent une onde de radiofréquence qui stimule les noyaux d'hydrogène contenus dans nos cellules. Après arrêt de la stimulation, les atomes d'hydrogène restituent cette énergie, qui se dissipe sous l'action du champ magnétique et est alors captée par des antennes réceptrices puis analysée par un ordinateur qui génère alors des images détaillées de la partie du corps étudiée. On peut y visualiser les patrons correspondant à un type de tissus particulier ou à certaines maladies. Pour avoir une meilleure définition des détails, on injecte souvent par voie intraveineuse un agent de contraste contenant du gadolinium.

Plus longue que la tomodensitométrie, l’IRM peut durer jusqu’à une heure de temps. Pour passer ce test, il faut rester allongé sur une table introduite dans un tube étroit, ce qui peut s’avérer perturbant si l’on souffre de claustrophobie (peur des lieux clos). De plus, à l’intérieur du tube, on entend toute sorte de bruits de frappement et de claquement qui peuvent devenir pénibles à la longue. Certains établissements de santé fournissent un casque qui empêche de les percevoir. Grâce à l’IRM, il est possible de déceler dans le foie des anormalités dues à la propagation du cancer. On peut également déterminer le stade d’un cancer rectal au moyen d’une IRM endorectale, pour laquelle une sonde est introduite puis laissée pendant 30 à 45 minutes dans le rectum. Ce test peut donc causer de l’inconfort, mais il reste nécessaire pour déterminer avec précision l’importance de l’atteinte cancéreuse.

Tomographie par émission de positons (TEP) : Cette technique consiste à introduire par voie intraveineuse dans l’organisme une substance radioactive appelée « fluorodéoxyglucose » (ou FDG). La quantité de rayonnements émis est très faible. En raison de leur croissance rapide, les cellules cancéreuses ont besoin de sucre et absorbent donc une grande quantité de cette substance sucrée. La TEP produit (au moyen d’une caméra spéciale) des images qui ne sont pas aussi bien définies et détaillées que celles obtenues grâce à la tomodensitométrie ou l’IRM, mais qui fournissent quand même des informations utiles au sujet de l’ensemble du corps.

De nos jours, on peut effectuer simultanément une TEP et une tomodensitométrie afin de comparer les zones où la radioactivité est la plus intense (grâce à la première technique) et l’apparence de chacune de ces zones (au moyen de la seconde).

Cette méthode combinée peut s’avérer utile si le médecin pense que le cancer colorectal s’est propagé ou qu’il y a récidive de ce dernier après un traitement, mais qu’il ne sait pas quelle partie du corps est atteinte. Il peut alors y avoir recours (au lieu de vous faire passer à la personne plusieurs radiographies) car elle lui permettra de visualiser tout l’organisme du patient.

Angiographie : Cette technique est utilisée pour planifier les chirurgies visant l’ablation de métastases au foie issues d’un cancer colorectal. Le médecin introduit un tube très fin appelé « cathéter » dans une artère. Il s’agit généralement l’artère fémoral, qu’on remonte (à partir d’une incision faite à l’aine) jusqu’au foie. Un agent de contraste est ensuite injecté rapidement et on prend une série de radiographies. L’angiographie permet de repérer les vaisseaux sanguins situés près de toute tumeur au foie, de façon à enlever cette dernière sans provoquer trop de saignements.

Si votre médecin découvre une anomalie lors d’un test de dépistage ou si vous avez des symptômes décrits dans la section « Les faits > Symptômes », vous devrez probablement vous soumettre à un processus diagnostique. Il peut être extrêmement difficile de recevoir un diagnostic de cancer, même lorsque le pronostic laisse espérer une guérison complète. Or, c’est précisément à ce moment que le patient peut entamer une démarche de gestion active de sa maladie et de prise en main de sa vie. De plus, il faut se rappeler que les personnes atteintes de cancer colorectal ne sont pas seules, quelque soit leur pronostic, car des groupes de soutien leur offre un appui émotionnel ainsi que de l’information au sujet de cette maladie. Pour obtenir de plus ample renseignements sur ces groupes, consultez la section « Soutien ».


Sources

National Cancer Institute

http://www.cancer.gov/cancertopics/wyntk/colon-and-rectal/page7

The Cleveland Clinic Taussig Cancer Centre

http://my.clevelandclinic.org/disorders/Colorectal_Cancer/hic_Symptoms_of_Colorectal_Cancer.aspx

Mayo Clinic

http://www.mayoclinic.com/health/colon-cancer/DS00035/DSECTION=tests%2Dand%2Ddiagnosis

Société canadienne du cancer

http://www.cancer.ca/Canada-wide/About%20cancer/Types%20of%20cancer/Signs%20and%20symptoms%20of%20colorectal%20cancer.aspx?sc_lang=fr


American Cancer Society

http://www.cancer.org/docroot/CRI/content/CRI_2_4_3X_How_is_colon_and_rectum_cancer_diagnosed.asp

Medicine Net

http://www.medicinenet.com/colon_cancer/page4.htm