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Les symptômes

Quels sont les symptômes du cancer colorectal ?

Dans la plupart des cas, le cancer colorectal se développe à partir d’excroissances bénignes (non cancéreuses) appelées « polypes », dont la formation est attribuable à une prolifération trop rapide des cellules qui tapissent la paroi du côlon. Les polypes peuvent devenir cancéreux, envahir le côlon et les vaisseaux sanguins avoisinants, et se propager à d’autres parties du corps.

Bien des personnes atteintes de cancer colorectal n’ont aucun symptôme au premier stade de la maladie. Quand les symptômes apparaissent, ils varient selon la taille de la tumeur et l’endroit où elle se loge dans le gros intestin. Des études laissent croire que la durée des symptômes (du début de la maladie à son diagnostic) est de 14 semaines. On n’a cependant établi aucun lien entre cette durée et le stade où en est le cancer. Il vaut donc mieux passer régulièrement un test de dépistage et ne pas attendre que les symptômes se manifestent. Et il est certainement indiqué de connaître ces derniers pour savoir quoi surveiller.

Colon camera

Cette photo montre l’anatomie interne générale du côlon ainsi qu’une tumeur envahissante.

Source : http://www.nitisurgical.com/colon_cancer_pictures.htm

Les symptômes suivants peuvent indiquer la présence d’un cancer colorectal :

• Constipation/diarrhée

Si vous souffrez de constipation et que vous allez à la selle moins de trois fois par semaine, c’est peut être signe que vous devez apporter des changements à votre alimentation ou faire plus d’exercice physique. Cependant, la constipation peut également être un symptôme de cancer du côlon. Lorsqu’ils se trouvent dans le premier segment du côlon, les résidus de la digestion (matières fécales) ont une consistance aqueuse et peuvent transiter sans problème, peu importe les obstacles. Cependant, à mesure qu’ils s’approchent du dernier segment du côlon, ils se solidifient et passent moins facilement. La présence d’une tumeur dans le rectum ou le dernier segment du côlon peut rendre très difficile le passage de ces déchets et causer de la constipation.

De la même façon, des changements dans les selles, notamment une diarrhée qui dure plus de deux semaines, peut révéler la présence d’un cancer du côlon. Le cas échéant, il convient de consulter un médecin. On doit faire un effort pour remarquer l’apparence de ses selles afin de se rendre compte de tout changement à ce chapitre.

• Selles plus étroites qu’à l’habitude

Une fois que les matières fécales sont passées du stade aqueux à la phase solide, leur apparence à leur expulsion de l’organisme peut donner des indices sur ce qui se passe à l’intérieur des intestins. Par exemple, des selles étroites ou torsadées peuvent indiquer que les matières fécales sont comprimées par un obstacle quelconque lors de leur passage. Dans le cas d’un cancer colorectal, il peut s’agir d’une tumeur située dans le dernier segment du côlon ou dans le rectum.

• Crampes abdominales

La présence d’une tumeur peut entraîner une occlusion intestinale, c’est à dire une obstruction du côlon. Selon la gravité de l’occlusion, il peut arriver que les solides, les liquides et même parfois les gaz ne puissent transiter dans l’intestin, ce qui provoque des crampes abdominales souvent intenses, en particulier lorsque la circulation du sang vers est entravée. Des crampes douloureuses peuvent également indiquer que la tumeur a perforé la paroi intestinale, ce qui constitue une urgence médicale.

• Sang dans les selles

La présence de sang dans les selles est le symptôme de cancer du côlon le plus courant. Quand la tumeur grossit, le passage des matières fécales peut faire saigner la tumeur. Il est fréquent de voir du sang rouge clair dans les selles quand la tumeur se loge près de l’anus ou dans le dernier segment du côlon. Toutefois, lorsqu’elle est située dans le dernier segment du côlon ou dans la partie droite de ce dernier, le sang présent dans les selles est le plus souvent séché et occulte. Enfin, le sang sort parfois séparément ou peut être observé sur le papier hygiénique. On doit donc prendre l’habitude de regarder dans la cuvette de toilette avant d’activer la chasse d’eau.

• Perte de poids inexpliquée/perte d’appétit

Toute perte de poids inexpliquée accompagnée d’autres symptômes peut indiquer la présence d’un cancer du côlon. La douleur et l’inconfort causés par la tumeur entraînent parfois un manque d’appétit qui à son tour provoque une perte de poids. Le fait de perdre du poids sans raison apparente peut être le signe qu’une tumeur produit des substances chimiques qui accélèrent le métabolisme.

• Sensation de plénitude

Une tumeur dans le dernier segment du côlon ou dans le rectum peut donner la sensation d’avoir les intestins pleins. On sent alors que quelque chose obstrue un peu le passage des selles, sans toutefois se douter qu’il s’agit d’une tumeur qui ne peut être expulsée, car elle est fixée à la paroi intestinale. On croit qu’un amas de matières fécales est resté dans l’intestin et on retourne à la selle, mais on a l’impression que nos intestins ne se vident jamais tout à fait.

• Nausées et vomissements

Les nausées et les vomissements peuvent survenir pour diverses raisons. Dans de rares de cas, ils peuvent être des symptômes de cancer du côlon. En effet, la présence d’une tumeur de grande taille dans la partie droite du côlon peut parfois empêcher les matières fécales de transiter, causer un reflux de la nourriture et provoquer à l’occasion des nausées et des vomissements.

• Flatulences et ballonnements

Des gaz et des ballonnements fréquents peuvent indiquer qu’une tumeur se développe dans le côlon et parfois obstruer l’intestin. Même quand la tumeur n’est pas suffisamment grosse pour causer une occlusion intestinale, les selles peuvent être régulièrement bloquées par la tumeur. Le cas échéant, cela créé une obstruction temporaire, et de l’air se retrouve emprisonné dans l’intestin, entraînant une sensation de ballonnement. L’obstruction prend fin d’elle même, et l’air accumulé doit être alors évacué, ce qui provoque des gaz.

• Léthargie (sensation de grande fatigue)

La présence d’une tumeur dans l’intestin peut parfois donner lieu à une anémie ferriprive (carence en fer), laquelle peut à son tour causer une sensation de fatigue extrême (léthargie). En règle générale, les tumeurs ont tendance à saigner, d’où la perte de fer – un élément essentiel au transport de l’oxygène vers les cellules. Ce symptôme est caractéristique d’une tumeur logée dans le premier segment du côlon. Comme elles trouvent là beaucoup d’espace pour se développer, les tumeurs peuvent croître à leur aise, atteindre une taille appréciable et saigner beaucoup avant que d’autres symptômes de cancer du côlon se manifestent. Toutefois, étant donné que le sang sèche généralement avant d’être expulsé de l’organisme, les saignements passent souvent inaperçus.

On peut avoir le cancer du côlon pendant des années sans présenter de symptômes. Ceux-ci varient selon l’endroit où est situé la tumeur dans le gros intestin. Comme il y a beaucoup d’espace dans la partie droite côlon, les tumeurs peuvent croître passablement avant que des symptômes abdominaux n’apparaissent. Généralement, les cancers qui se développent dans la partie droite du côlon causent une carence en fer (appelée « anémie ferriprive ») en raison de la perte de sang qui se produit lentement au fil du temps. Les gens qui manquent de fer se sentent fatigués et faibles, et ont le souffle court. Comme la partie gauche du côlon est moins grande, les tumeurs qui s’y logent risquent davantage de provoquer une obstruction partielle ou complète de l’intestin. Le cas échéant, des symptômes tels que la constipation, des selles étroites, de la diarrhée, des douleurs et des crampes abdominales ainsi que des ballonnements peuvent se manifester. Du sang rouge clair dans les selles peut indiquer qu’une tumeur croît dans le dernier segment du côlon gauche ou dans le rectum.

Bien que la présence de sang dans les selles puisse être un signe de cancer colorectal, elle peut également être indicatrice d’autres maladies. Par exemple, du sang de couleur rouge clair indique le plus souvent des hémorroïdes ou de petites déchirures (fissures) de l’anus. Par ailleurs, certains aliments (comme les betteraves et la réglisse rouge) peuvent colorer les selles en rouge. En outre, certains suppléments de fer et médicaments anti-diarrhéiques rendent parfois les selles noires. Quoi qu’il en soit, les personnes qui trouvent du sang dans leurs selles ou remarquent une modification de ces dernières doivent consulter rapidement un médecin, car cela indique un problème de santé important.

Sources :

National Cancer Institute.

The Cleveland Clinic Taussig Cancer Centre

Mayo Clinic

Canadian Cancer Society

American Cancer Society

Oncolink

Medicine Net

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