Association canadienne du cancer colorectal - ACCC
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Glossaire  

L’Association canadienne du cancer colorectal (ACCC) a créé un glossaire en ligne afin que vous puissiez vous familiariser avec la terminologie relative au cancer colorectal qui est utilisée sur son site Internet ainsi que par les médecins. L’objectif est de favoriser dans la mesure du possible une meilleure connaissance et une bonne compréhension de cette maladie.   

Parmi les lettres figurant ci dessous, cliquez sur celle qui correspond à la première lettre du terme que vous cherchez ou faites dérouler la liste jusqu’à ce terme. 

   

A / B / C / D / E / F / G / H / I / J / K / L / M / N / O / P / Q / R / S / T / U / V / W / X / Y / Z

 

A

Abdomen : Partie du corps située entre le diaphragme (poitrine) et le bassin.

Ablation par radiofréquence (ARF) : Technique de traitement qui utilise un courant électrique alternatif à haute fréquence pour chauffer et détruire les cellules tumorales logées dans du tissu mou. L’effet thermique du courant entraîne une nécrose par coagulation des cellules visées, qui meurent et ne peuvent donc plus proliférer. Cette intervention dure de 10 à 15 minutes et se pratique sous anesthésie locale afin de limiter la douleur. Une fine aiguille est introduite au centre de la lésion à traiter, puis le courant est appliqué. On sert de la tomodensitométrie ou de l’imagerie par résonance magnétique pour visualiser l’opération. Dans la majorité des cas, il n’y pas d’effets secondaires, et la personne peut reprendre ses activités le lendemain. L’ablation par radiofréquence est employée pour traiter les cancers colorectaux avec métastases au foie quand la taille et le nombre des lésions sont supérieurs aux critères établis.

ACE : Antigène carcinoembryonnaire, un élément (protéique) normalement contenu dans l’organisme et se trouvant en quantité accrue dans le sang des personnes atteintes de certains types de cancer. Il peut servir de marqueur indiquant la présence de certains cancers et d’autres maladies, et est parfois utilisé en cas de cancer colorectal afin de surveiller la réponse au traitement ou la récidive de la maladie.

Acide folinique (leucovorine) : Substance utilisée afin d’accroître l’efficacité du 5‑FU dans le traitement du cancer colorectal. C’est une forme active de la vitamine B9 (acide folique) qui peut contribuer à protéger les cellules normales de l’appareil digestif contre les effets des substances chimiothérapeutiques.

Acupuncture : Méthode qui consiste à introduire des aiguilles en des points précis du corps afin de soulager la douleur ou de traiter d’autres symptômes. L’acupuncture fait partie des approches médicales complémentaires dites « alternatives » ou « douces ».

Adénocarcinome : Tumeur cancéreuse qui se développe sur la muqueuse de certains organes internes. Elle est formée de cellules glandulaires, qui ont pour fonction de produire une sécrétion (fonction sécrétoire). L’adénocarcinome est en cause dans 90 % des cas de cancer colorectal.

Adénome : Tumeur bénigne (précancéreuse) constituée par la prolifération de tissu glandulaire, par exemple dans le côlon, et qui peut devenir cancéreuse si elle n’est pas traitée. On appelle « adénocarcinome » un adénome qui devient cancéreux. Heureusement, les adénomes sont faciles à enlever au cours de tests de dépistage tels que la coloscopie.

Adénopathie : État pathologique caractérisé par une augmentation du volume de ganglions lymphatiques.

Adhérence : Union de deux tissus ou organes par du tissu cicatriciel. Chez les patients récemment opérés au côlon, les adhérences causent souvent des complications telles que la douleur ou la constipation.

Agent alkylant : Substance qui inhibe la division des cellules en empêchant la réplication de l’ADN. Les agents alkylants sont utilisés dans le traitement du cancer.

Agent chélateur : Produit qui a la propriété de se lier fortement aux ions, notamment les ions métalliques. En médecine, les agents chélateurs sont utilisés pour éliminer les métaux nuisibles de l’organisme. On étudie aussi la possibilité de les utiliser pour traiter le cancer.

AINS (anti‑inflammatoires non stéroïdiens) : Famille de médicaments anti‑inflammatoires non dérivés de la cortisone dont les plus connus sont l’aspirine, l’ibuprofène, le naproxen, le sulindac et le celebrex. Selon certaines études, la consommation d’AINS pourrait entraîner un risque de lésion précancéreuse au côlon.

Alimentation parentérale totale (APT) : Administration d’éléments nutritifs par une voie autre que la voie digestive, par exemple par voie intraveineuse. Ce type d’alimentation est utilisé dans les cas où le sujet ne peut pas ou ne doit pas s’alimenter normalement (ingestion d’aliments par la bouche). On peut administrer par APT du sucre et des hydrates de carbone (pour l’énergie), des protéines (pour le tonus musculaire), des lipides (matières grasses) des électrolytes et des oligoéléments. La solution administrée peut contenir toutes ces substances ou certaines d’entre elles, selon l’état du sujet.

Alopécie : Chute des cheveux, habituellement temporaire. Lorsqu’elle est causée par un traitement anticancéreux, les cheveux peuvent repousser par la suite. 

Anastomose : Connexion artificielle par chirurgie de deux bouts d’intestin qui peut se faire au cours de la résection ou lors d’une réversion de l’ostomie.

Anémie : État caractérisé par une diminution du nombre de globules rouges ou de l’hémoglobine (Hb). L’anémie peut survenir après une chimiothérapie ou une chirurgie et peut avoir comme symptômes une pâleur de la peau et des membranes muqueuses (gencives, p. ex.), des palpitations ou de la fatigue.

Angiogenèse : Formation de nouveaux vaisseaux sanguins, par exemple ceux qui « nourrissent » les tumeurs. Les médicaments antiangiogéniques visent à inhiber ce phénomène.

Angle hépatique : Angle ouvert et droit formé à la jonction du côlon ascendant et du côlon transverse.

Angle splénique : Portion du côlon formant un angle aigu qui unit le côlon transverse et le côlon descendant.

Antiangiogenèse : Processus qui inhibe la formation de nouveaux vaisseaux sanguins qui permet la croissance d’une tumeur. On utilise à cette fin des médicaments désignés sous le nom d’« inhibiteurs de l’angiogenèse » ou qualifiés d’« antiangiogéniques », par exemple l’Avastin (bevacizumab).

Anticorps monoclonal : Substance produite en laboratoire et capable de détecter les cellules cancéreuses n’importe où dans l’organisme et de s’y fixer. Les anticorps monoclonaux sont utilisés pour le dépistage et le traitement du cancer colorectal. Chacun ne peut reconnaître qu’une protéine spécifique dans les cellules cancéreuses. Ils sont utilisés seuls, pour leurs propriétés, ou encore pour introduire directement dans une tumeur un médicament, une toxine ou une substance radioactive. Par exemple, l’Avastin, l’Erbitux et le Vectibix sont des anticorps monoclonaux employés pour traiter le cancer colorectal.

Anticorps : Protéineprésente dans le sang et fabriquée par le système immunitaire pour lutter contre les infections et les corps étrangers.

Antiémétique : Se dit d’un médicament qui permet de prévenir ou d’arrêter les nausées et les vomissements (par exemple le Gravol).

Antifolique : Substance qui inhibe l’activité de l’acide folique. Les antifoliques sont également appelés « antagonistes de l’acide folique ».

Antigène carcinoembryonnnaire (ACE) : Marqueur protéique pouvant indiquer la présence de certains types de cancer et d’autres maladies, et parfois utilisé en cas de cancer colorectal pour surveiller la réponse au traitement ou la récidive de la maladie.

Antigène : Substance qui, introduite dans l’organisme, provoque la formation d’anticorps.

Antioxydant : Substance capable de retarder le processus d’oxydation, protégeant ainsi les cellules des dommages causés par les radicaux libres (molécules instables résultant de l’oxydation au cours d’un métabolisme normal). Les radicaux libres jouent un rôle dans le cancer. Parmi les antioxydants, on trouve la bêta-carotène, le lycopène, les vitamines A, C, D et E, ainsi que d’autres substances naturelles ou synthétiques.

Anus : Orifice externe constituant l’extrémité du système digestif et par lequel les matières fécales sont évacuées.

Anxiété de situation : État de malaise psychologique ou d’appréhension causé par une situation stressante telle qu’une maladie de longue durée.

Anxiété : État intense d’appréhension, d’incertitude et de crainte provoqué par l’anticipation d’une situation ou d’un événement jugé menaçant.

Apoptose : Processusprogrammé d’autodestruction descellules de l’organisme (mort cellulaire).

Ascite : Accumulation anormale de fluide dans la cavité abdominale qui peut causer un gonflement ou des ballonnements. Dans les cas de cancer avancés, on peut trouver des cellules cancéreuses dans le liquide accumulé dans l’abdomen. L’ascite peut également se produire chez les personnes atteintes de troubles hépatiques (maladies du foie).

ASPIRIN® est une marque de commerce déposée de Bayer AG au Canada pour des produits contenant de l’acide acétylsalicylique (« AAS »). L’AAS est un salicylate souvent employé comme analgésique pour soulager les douleurs modérées, ainsi que comme antipyrétique pour combattre la fièvre et comme anti-inflammatoire. Les principaux effets secondaires indésirables de l’AAS résident dans des ulcères gastro-intestinaux, des saignements gastriques et des acouphènes, particulièrement lorsque la dose est élevée. L’AAS est le premier anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) à avoir été découvert. Les AINS ne sont pas tous des salicylates, mais ils ont tous des effets similaires et la plupart ont un mécanisme d’action qui repose sur l’inhibition de l’enzyme cyclo-oxygénase. (Au Canada et dans les autres pays où ASPIRIN® est une marque de commerce déposée, il est interdit d’utiliser le mot « aspirin » (ou « aspirine ») comme nom générique du médicament. On doit donc tenir compte de ce fait lorsqu’on tombe sur une occurrence du terme « aspirin » (ou « aspirine ») dans un document provenant de l’étranger reproduit sur le présent site ou sur un site auquel il donne accès.)

Aucun signe de la maladie : Équivalent français de l’acronyme anglais NED (« No evidence of disease »).

Avastin (nevacizumab) : Médicament de biothérapie qui cible le facteur de croissance de l’endothélium vasculaire (VEGF) et inhibe son activité biologique en empêchant sa liaison avec ses récepteurs sur la surface des cellules cancéreuses, de façon à réduire la vascularisation (formation de nouveaux vaisseaux sanguins) de la tumeur et à en freiner la croissance. L’Avastin est aussi qualifié d’agent antiangiogénique ou d’inhibiteur du VEGF (anti‑VEGF).

AZD 2171 : Substance qui est à l’étude en vue du traitement de certains types de cancer, notamment le cancer colorectal. Il se peut que l’AZD2171 puisse empêcher la formation de nouveaux vaisseaux sanguins dont les tumeurs ont besoin pour leur croissance et il pourrait même tuer les cellules cancéreuses. Il s’agit d’un agent antiangiogénique qui est également un inhibiteur du récepteur à activité tyrosine kinase du VEGF.  Aussi appelé « cediranib » et « Recentin ».

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B

Bassin : Ceinture osseuse constituée des deux os des hanches (os iliaques) qui forme la base du tronc. Le bassin abrite notamment la vessie, la prostate et l’utérus.

Bénin (bénigne) : Non cancéreux. Les tumeurs bénignes ne se propagent pas aux tissus environnants ou à d’autres parties du corps.

Bevacizumab (Avastin) : Médicament de biothérapie qui cible le facteur de croissance de l’endothélium vasculaire (VEGF) et inhibe son activité biologique en empêchant sa liaison avec ses récepteurs sur la surface des cellules cancéreuses, de façon à réduire la vascularisation (formation de nouveaux vaisseaux sanguins) de la tumeur et à en freiner la croissance. L’Avastin est aussi qualifié d’agent antiangiogénique ou d’inhibiteur du VEGF (anti‑VEGF).

Bilirubine : Pigment jaune‑brun constituant le principal colorant de la bile et responsable de la coloration jaunâtre de la peau dans les cas de jaunisse avancés.

Biopsie à l’aiguille : Prélèvement de tissus ou de liquide à l’aide d’une aiguille en vue de son examen au microscope. Lorsque l’aiguille est grosse, on parle de « biopsie par forage »; lorsqu’elle est fine, l’intervention s’appelle « aspiration à l’aiguille fine » (ou « biopsie par aspiration à l’aiguille fine »).

Biopsie : Test servant au diagnostic du cancer colorectal et consistant à préleverun fragment de tissu en vue d’un examen microscopique afin de déterminer s’il y a présence de cellules cancéreuses.

Biothérapie (ou thérapie ciblée) : Utilisation de fortes doses de substances naturellement produites par le corps, mais en petites quantités, afin de traiter une maladie.

Bolus : Administration rapide en une seule fois, généralement par intraveineuse, d’une dose concentrée de médicament. Aussi appelé « injection bolus ». 

« Bras » (essais cliniques) : Les essais cliniques peuvent comporter plusieurs « bras » (ou volets) dont chacun correspond à un des groupes étudiés, lesquels reçoivent ou bien le traitement évalué, ou une combinaison de traitements ou encore un placebo et sont mis en comparaison avec le groupe témoin (ou de contrôle), auquel on administre le traitement de référence, soit le meilleur traitement reconnu disponible.

^ HAUT 

C

Cachexie : Affaiblissement profond de l’organisme caractérisé par une perte de poids et une fonte musculaire. Cet état peut survenir au cours d’une maladie chronique telle que le cancer.

Caecum : Partie initiale du gros intestin située du côté droit de l’abdomen, rattachée à l’intestin grêle et prolongée par l’appendice.

Calorie : Unité de mesure indiquant la quantité moyenne d’énergie fournie par un aliment.

Camptosar® (irinotécane) : Médicament chimiothérapeutique parfois appelé « CPT‑11 » qui empêche la réplication de l’ADN et est administré dans les traitements de première et de deuxième intention contre le cancer colorectal.

Cancer colique héréditaire sans polypose : Maladie héréditaire qui augmente le risque d’avoir, souvent avant 50 ans, le cancer colorectal et certains autres types de cancer. Aussi appelé « syndrome de Lynch ».

Cancer : Terme désignant les maladies qui se développent lorsque des cellules anormales se mettent à se multiplier de manière incontrôlée et parfois à envahir les tissus avoisinants ou à se propager à d’autres parties du corps, par le sang ou le système lymphatique. Plusieurs des principaux types de cancer prennent naissance dans la peau ou les tissus de revêtement qui tapissent les parois internes de certains organes comme le côlon ou le rectum. Par exemple, le sarcome est un cancer qui se développe dans les os, le cartilage, les tissus adipeux ou encore dans les muscles, les vaisseaux sanguins ou d’autres tissus conjonctifs (ou de soutien). La leucémie commence dans les tissus hématopoïétiques (qui interviennent dans l’hématopoïèse, soit la formation des cellules sanguines) tels que la moelle osseuse et entraîne la multiplication anormale de cellules dans le sang. Le lymphome et le myélome multiple se développent quant à eux dans les cellules du système immunitaire. Enfin, les cancers du système nerveux central prennent naissance dans les tissus du cerveau et dans la moelle épinière.

Cancérogène (ou carcinogène) : Qui peut causer le cancer.

Capécitabine (Xeloda®) : Médicament chimiothérapeutique administré par voie orale et servant à traiter le cancer du côlon. La capécitabine est métabolisée par les cellules et se transforme en 5fluorouracile, une substance qui s’attaque aux cellules cancéreuses. Le Xeloda est un antimétabolite.

Carcinomatose : État caractérisé par la présence de plusieurs carcinomes dans l’organisme ou dans une région relativement grande de ce dernier. Aussi appelé  « carcinose ».

Carcinome : Cancer développé à partir de cellules d’un tissu épithélial (de revêtement) à l’intérieur d’un organe.

Cellule : Plus petite quantité de matière vivante structurée et douée de vie autonome. L’être humain est constitué de milliards de cellules.

Centre de soins palliatifs : Centre qui offrant des soins médicaux aux personnes en phase terminale. Ces soins peuvent être dispensés à domicile ou dans un établissement.

Cetuximab (Erbitux®) : Anticorps monoclonal qui se lie spécifiquement au récepteur du facteur de croissance épidermique (EFGR) et inhibe la prolifération (croissance) des cellules cancéreuses en empêchant leur métabolisme et leur angiogenèse. Aussi appelé « anti-EGFR ».

Chardon Marie : Plante utilisée dans certaines cultures pour traiter des problèmes de santé donnés, notamment des troubles liés à l’estomac, au foie et à la vésicule biliaire.  La substance active présente dans les graines de chardon Marie s’appelle « silymarine ». On étudie ses propriétés en vue de l’utiliser pour la prévention des dommages causés au foie par certains traitements anticancéreux. Aussi appelé « silybum marianum ».

Chimioembolisation : Acte médical consistant à bloquer l’apport en sang d’une tumeur de façon mécanique ou chirurgicale, puis à administrer un médicament anticancéreux directement dans la tumeur. Cette technique permet l’administration d’une dose très concentrée de médicament et une libération prolongée de ce dernier, et prive la tumeur d’oxygène et de nutriments. On a surtout recours à la chimioembolisation pour traiter le cancer du foie ou les cancers disséminés dans le foie par la formation de métastases, par exemple un cancer colorectal métastatique.

Chimiothérapie hyperthermique intrapéritonéale (CHIP) : Intervention qui peut s’effectuer tout de suite après la chirurgie péritonéale et consiste à rincer la cavité abdominale avec une solution chimiothérapeutique préchauffée à température élevée, de façon à tuer les cellules cancéreuses. Cette technique permet d’administrer une plus grande dose de médicament que lorsque l’administration se fait par voie intraveineuse. On emploie la CHIP pour traiter les métastases qui se forment sur le péritoine dans les cas de cancer colorectal.

Chimiothérapie : Traitement d’une maladie (le cancer, par exemple) par l’administration de produits chimiques.

Chirurgie de réduction tumorale : Opération chirurgicale visant à enlever la plus grande partie possible d’une tumeur afin d’accroître les chances de réussite de la radiothérapie ou de la chimiothérapie, ou encore de soulager les symptômes du patient ou de prolonger sa vie. Aussi appelé « cytoréduction chirurgicale ».

Chirurgien du thorax : Médecin spécialisé dans les interventions chirurgicales visant les organes situés à l’intérieur du thorax, notamment le cœur et les poumons.  

Cible de la rapamycine chez les mammifères  (mTOR) : Protéine kinase qui prédomine dans le cytoplasme des cellules et agit comme un régulateur central de plusieurs processus biologiques essentiels à la croissance (prolifération) des cellules, à l’angiogenèse (formation des vaisseaux sanguins) et au métabolisme cellulaire. Dans bien des types de cancer, l’activité de la protéine mTOR est déréglée.

Classification TNM : Classification utilisée internationalement pour indiquer l’extension des tumeurs malignes selon laquelle chaque lettre de l’acronyme anglais, qui représente un aspect [T : extension locale de la tumeur primitive; N (nodes) : atteinte aux ganglions (métastases); M : métastases à distance], est affectée d’un coefficient de gravité. L’échelle d’évaluation va de 0 à 4.

Colectomie : Opération chirurgicale visant l’ablation totale ou partielle du côlon. Lorsque seule une partie du côlon est enlevée, on parle de « colectomie partielle ». Quand il s’agit d’une chirurgie ouverte, une incision est pratiquée sur la paroi externe de l’abdomen afin que les médecins puissent voir directement le côlon. Lorsqu’on procède par laparoscopie, on fait plusieurs petites incisions sur l’abdomen, dans lesquelles on introduit, d’une part, le laparoscope (tube mince et souple muni d’une lumière et relié à une caméra vidéo qui guide le médecin pendant l’opération), et d’autre part, les instruments chirurgicaux.

Colite ulcéreuse : Inflammation chronique de la muqueuse du côlon et du rectum qui se caractérise par des épisodes de diarrhée avec du sang. La chirurgie peut être indiquée lorsqu’un traitement médicamenteux ne parvient pas à améliorer l’état du patient. L’ablation du côlon tient alors lieu de traitement curatif tout en éliminant le risque de cancer colorectal.

Colite : Inflammation du côlon.

Côlon : Portion moyenne du gros intestin comprise entre l’extrémité de celui-ci (caecum) et le rectum.

Côlon ascendant : Partie du côlon qui s’étend du ceacum jusqu’à l’angle colique droit (premier angle), ou angle hépatique, sous le foie. Sa longueur est d’environ 20 cm.

Côlon descendant : Portion du côlon situé dans la partie gauche de l’abdomen et s’étendant de l’angle situé sous la rate (angle splénique) jusqu’à l’angle sigmoïdal. Le côlon descendant fait environ 30 cm de long.

Côlon distal : Partie gauche du côlon qui comprend le côlon descendant, le côlon sigmoïde et le rectum, et va jusqu’à l’angle splénique, vers le haut.

Côlon proximal : Partie droite du côlon, y compris le côlon ascendant.

Côlon sigmoïde : Portion de la partie gauche du côlon qui est située dans la cavité pelvienne et s’étend du côlon descendant au rectum. En forme de S, le côlon sigmoïde fait environ 46 cm de long.  

Côlon transverse : Portion du gros intestin qui traverse la partie supérieure de l’abdomen, entre les angles (courbes) coliques droit et gauche, appelés respectivement angle splénique et angle hépatique. Le côlon transverse fait environ 46 cm de long.

Coloscope : Long tube souple qu’on introduit par l’anus jusqu’au côlon afin de visualiser l’intérieur de ce dernier.

Coloscopie virtuelle : Technique récente de coloscopie faisant appel à un tomodensitomètre et à un logiciel informatique spécialisé qui produit des images et permet d’examiner virtuellement l’intérieur du côlon sans avoir à y insérer un coloscope (tube), comme on le fait pour la coloscopie classique, ou encore du baryum liquide, comme c’est le cas pour le lavement baryté.

Coloscopie : Examen visuel du côlon réalisé en introduisant par l’anus un tube souple de plus de un mètre (coloscope)

Colostomie : Opération chirurgicale consistant à aboucher (joindre) une partie du côlon à un orifice externe créé à travers la peau sur la paroi externe de l’abdomen afin de dériver l’évacuation des matières fécales. L’orifice lui-même est parfois appelé « stomie ».

Comité d’examen de l’établissement : Dans tous les organismes ou centres de recherche, on trouve un comité d’examen formé de représentants du milieu de la santé et de personnes n’appartenant à ce dernier, et chargé d’étudier tous les protocoles de recherche afin de veiller à la sécurité des participants. Ce comité examine également le processus visant à obtenir le consentement de ces derniers ainsi que les renseignements fournis à cette fin, de façon à s’assurer que l’information est rédigée dans un langage clair et facilement compréhensible.

Comité multidisciplinaire : Groupe de spécialistes de différentes disciplines responsables de la planifier les traitements en examinant chaque cas et en discutant pour déterminer les traitements possibles. Dans les cas de cancer, l’équipe ainsi formée peut comprendre un oncologue médical (qui supervise le traitement et l’administration de médicaments), un chirurgien oncologue (qui s’occupe des interventions chirurgicales nécessaires) et un radio‑oncologue (responsable de la radiothérapie). Aussi appelé « équipe multidisciplinaire ».

Consentement éclairé : Principe reposant sur le droit des sujets à être pleinement informés afin de décider en toute connaissance de cause, par exemple lorsqu’il ‘agit de a décision de participer à une étude ou à un essai clinique. Dans ce cas, le sujet doit recevoir toute l’information nécessaire, notamment quant traitement mis à l’essai, aux risques et bienfaits éventuels, et aux effets secondaires. Tous les participants doivent au préalable signer un formulaire de consentement éclairé. Si le protocole change en cours d’étude ou d’essai, un autre consentement doit être signé.

Constipation : Difficulté dans l’évaluation des selles. Les matières fécales deviennent dures et sèches, et les selles moins fréquentes. La constipation peut également s’accompagner d’autres symptômes, notamment des ballonnements et des douleurs abdominales lors de l’évacuation, ainsi qu’un inconfort et une lourdeur dans l’abdomen.

Curcuma : Grande herbe vivace de l’Asie du Sud appartenant à la même famille que le gingembre et utilisé comme épice et colorant alimentaire. Dans certaines cultures, on se sert de la racine du curcuma pour traiter certains problèmes d’estomac. La substance contenue dans le rhizome renferme une matière colorante jaune (la curcumine) dont on étudie les propriétés pour vérifier si elles pourraient contribuer au traitement du cancer, de la maladie d’Alzheimer, de la fibrose kystique et du psoriasis. Son nom scientifique est Curcuma longa. Aussi appelé « safran des Indes » ou « jiang huang ».

Curiethérapie : Type de radiothérapie consistant à administrer des sources radioactives qui sont scellées dans un grain, une aiguille, un fil ou un tube (cathéter) et introduites directement dans la tumeur ou à proximité de celle‑ci. Aussi appelé « brachythérapie », « radiothérapie par implant » ou « radiothérapie interne ».

Cytoréduction chirurgicale : Opération chirurgicale visant à enlever la plus grande partie possible d’une tumeur afin d’accroître les chances de réussite de la radiothérapie ou de la chimiothérapie, ou encore de soulager les symptômes du patient ou de prolonger sa vie. Aussi appelé « chirurgie de réduction tumorale ».

^ HAUT 

Decadron® (dexaméthasone) : Stéroïde utilisé pour traiter les réactions allergiques ou l’inflammation. On l’administre lors des chimiothérapies afin de soulager les nausées.                  

Dépistage : Recherche d’une maladie (comme le cancer) chez des personnes qui ne présentent pas de symptômes.

Dépression : État psychique caractérisé par une perte  d’énergie et un ralentissement de l’activité intellectuelle qui s’accompagnent d’une difficulté à réfléchir et à se concentrer, d’une perte ou d’une augmentation importante de l’appétit, de troubles du sommeil, un sentiment de tristesse et de désespoir et, parfois, des pensées suicidaires.

Dermatite d’irritation : Terme générique désignant toute irritation ou rougeur dans une région, notamment autour de l’orifice de colostomie.

Déshydratation : Diminution des réserves hydriques du corps entraînant un déficit en eau dans l’organisme. Dans les cas de cancer colorectal, elle peut se produire en raison des vomissements, de la diarrhée ou du faible apport en liquides.

Dexaméthasone (Decadron®) : Stéroïde utilisé pour traiter les réactions allergiques ou l’inflammation. On l’administre lors des chimiothérapies afin de soulager les nausées.           

Différenciée : Qualificatif désignant une cellule spécialisée responsable d’une fonction donnée. Dans les cas de cancer, plus une cellule est spécialisée ou différenciée, plus elle se rapproche de son état  normal.

Dispositif d’accès vasculaire : Dispositif semi‑permanent permettant au personnel soignant d’accéder directement à une artère ou à une veine sans avoir à faire une injection intraveineuse chaque fois que le traitement est administré. Parmi ces dispositifs, on trouve les voies d’accès avec ou sans aiguille telles que les cathéters intraveineux ou veineux centraux pour chimiothérapie ou encore les cathéters introduits par voie périphérique.

Dispositif d’accès veineux : Petit dispositif semi‑permanent permettant d’introduire un médicament (chimiothérapeutique, par exemple) dans une veine sans avoir à faire une injection chaque fois que le traitement est administré.

Diverticule : Petite cavité en forme de poche ou de sac qui fait saillie sur la paroi d’un organe creux tel que le gros intestin.

Diverticulose : Maladie gastrointestinale caractérisée par une inflammation de petites hernies (diverticules) formées sur la muqueuse intestinale et susceptibles de se perforer lors de la formation d’un abcès. On peut traiter cette maladie en enlevant la partie de l’intestin qui est affectée.

^ HAUT 

E

Échographie transabdominale : Technique d’imagerie utilisée pour examiner les organes de la cavité abdominale. On presse fermement sur l’abdomen une sonde émettant un faisceau ultrasonore qui pénètre dans l’organisme, où il subit de nombreuses réflexions. Ces échos ultrasonores sont captés par la sonde, puis transmis à un ordinateur qui les traite afin de produire une image appelée « échogramme ».

Effet indésirable : Effet secondaire nocif non recherché qui survient dans le cadre d’une thérapie médicamenteuse ou autre. Les effets indésirables ne sont pas toujours dus à un médicament ou à un traitement, et leur intensité varie (faibles, modérés, graves). Ils sont aussi appelés « événements indésirables ».

Électrolyte : Ion (tel que le sodium, le potassium ou le chlorure) dont les cellules ont besoin pour réguler la migration de la charge électrique ou de l’eau à travers les membranes cellulaires.

Eloxatine® (Oxaliplatine): Sel de platine servant de produit chimiothérapeutique et appartenant à une catégorie de médicaments (appelés « agents alkylants ») qui freinent la croissance des cellules cancéreuses. On l’administre dans le cadre des traitements de première et de deuxième intention contre le cancer colorectal, en association avec le 5‑FU et l’acide folique, une combinaison connue sous le nom de « folfox ».

Embolisation de la veine porte (ou embolisation portale) : Intervention chirurgicale réalisée en cas de métastases au foie liées à un cancer colorectal primaire. On bloque la veine porte de cet organe afin d’empêcher l’apport en sang pour atrophier la partie atteinte et en faciliter la résection. L’embolisation provoque une hypertrophie (augmentation du volume) de la partie restante du foie.

Erbitux® (cetuximab) : Anticorps monoclonal qui est utilisé en chimiothérapie et se lie spécifiquement au récepteur du facteur de croissance épidermique. Il inhibant la prolifération des cellules cancéreuses en empêchant leur métabolisme et leur angiogenèse.

Érythème : Rougeur congestive de la peau.

Essai mené à titre humanitaire : Mesure permettant à des personnes qui sont atteintes d’une maladie grave et éventuellement mortelle (comme le cancer), pour laquelle il n’y a pas d’autres médicaments efficaces, mais ne sont pas admissibles aux essais cliniques ordinaires d’avoir accès à un médicament en phase expérimentale. Aussi appelé « programme d’essai élargi ».

  • Essais cliniques de phase I : Sont destinés à déterminer la dose maximale tolérée  pour un nouveau médicament ou traitement n’ayant jamais été testé sur l’être humain, ainsi que la meilleure voie d’administration (par comprimés oraux ou par injection; tous les jours, toutes les heures, une fois par semaine ou constamment, par exemple). Les effets secondaires sont également surveillés et servent à déterminer le dosage pour l’essai de phase 2. Les essais de phase I sont généralement effectués sur 10 à 80 sujets.  
  • Essais cliniques de phase II : Servent à vérifier l’efficacité et l’innocuité d’un nouveau traitement contre un ou plusieurs types de cancer. Les essais de phase II sont généralement effectués sur 40 à 300 sujets.  
  • Essais cliniques de phase III : Visent une comparaison systématique des résultats produits par un traitement expérimental (efficacité et effets secondaires) par rapport au traitement standard. Les essais de phase III sont généralement effectués sur 300 à 5 000 sujets.   

Étude clinique : Ensemble de recherches visant à évaluer l’efficacité de nouveaux produits ou de nouvelles techniques sur des sujets humains. Ces études servent entre autres à expérimenter de nouvelles méthodes de dépistage, de diagnostic ou de traitement. Aussi appelée « essai clinique ».

Étude ouverte (ou étude à étiquetage en clair) : Étude clinique dans le cadre de laquelle aucun des participants (sujets étudiés, professionnels de la santé, chercheurs, etc.) n’est tenu dans l’ignorance du médicament ou du traitement administré.

Excision locale : Chirurgie consistant en l’ablation, à l’aide d’un instrument tranchant, de la partie atteinte d’un organe ou de tissus pathologiques (malades) ainsi que des tissus environnants nécrosés.

Excision mésorectale totale (EMT) : Dissection franche du rectum et de tous les ganglions lymphatiques avoisinants dans l’ensemble oncologique qu’est le mésorectum (enveloppe de tissu adipeux entourant le rectum). Cette technique permet une parfaite exposition du site opératoire ainsi qu’une résection intégrale sans fragmentation de la tumeur et des tissus de soutien. L’expérience laisse croire qu’elle donne de meilleurs résultats que les méthodes classiques employées pour l’ablation des tumeurs rectales. Aussi appelée « exérèse mésorectale totale ».

Exentération pelvienne : Opération chirurgicale consistant à faire enlever deux ou plusieurs organes, voire tous les organes situés dans la cavité du bassin et visant à traiter le cancer dans l’un de ces organes ou encore au rectum.

^ HAUT 

F

Fibroscope : Appareil flexible qui utilise des fibres de verre comme conducteurs de lumière pour explorer l’intérieur d’un organe.

Fistule : Communication anormale d’un organe avec un autre organe ou avec l’extérieur à travers un orifice cutané ou muqueux. Les fistules peuvent être causées par une lésion, une infection ou une inflammation, ou créées dans le cadre d’une chirurgie.

Fluorouracile (5fluorouracile ou 5-FU) : Médicament anticancéreux appartenant à la catégorie des antimétabolites et interférant avec la croissance des cellules et avec la réplication de l’ADN et de l’ARN. Aussi appelé « 5-FU ».

Fluoropyrimidine : Substance anticancéreuse appartenant à une catégorie de médicaments appelés « antimétabolites » (inhibiteurs du métabolisme), comme la capécitabine, la floxuridine et le fluorouracile (5-FU).

Folate : Forme synthétique d’acide folique (vitamine B9).

FOLFIRI : Abréviation désignant un protocole de chimiothérapie utilisé pour traiter cancer colorectal et combinant le fluorouracile, la leucovorine et l’irinotécan.

FOLFOX : Abréviation anglaise désignant un traitement qui associe le fluorouracile, la leucovorine et l’oxaliplatine, et sert de chimiothérapie contre le cancer colorectal.    

Food and Drug Administration (FDA) : Organisme américain de réglementation qui supervise les recherches médicales menées par les compagnies pharmaceutiques, les centres de recherche universitaire et les médecins afin d’assurer le respect des règlements visant ces recherches aux États‑Unis.

^ HAUT 

G

Ganglions lymphatiques : Petits nodules en forme de haricot présents dans tout le système lymphatique et ayant pour fonction la production de globules sanguins blancs (lymphocytes), des acteurs du système immunitaire qui aident l’organisme à combattre les infections.

Globine : Protéine présente dans l’hémoglobine.

Gluten : Ensemble des protéines du blé ou d’autres grains.

Glycolyse : Mécanisme de production d’énergie à partir du glucose (sucre) qui ne nécessite pas d’oxygène.

Gras trans : Type d’acide gras insaturé doté de certaines propriétés chimiques et habituellement présent dans les aliments transformés tels que les produits de boulangerie, les aliments frits, le shortening, la margarine et certaines huiles végétales. La consommation de gras trans fait augmenter le taux de « mauvais » cholestérol dans le sang et, partant, le risque de maladie du cœur.  

Gray : Unité de mesure utilisée en radio‑oncologie, dans le traitement du cancer, pour indiquer la dose de rayonnement absorbée.

Gros intestin (ou côlon) : Dernière partie du tube digestif qui se divise en plusieurs segments. Viennent d’abord le ceacum et le côlon ascendant (aussi appelé côlon proximal), qui monte, à droite; ensuite le côlon transverse, qui s’étend à l’horizontal de la cavité abdominale; puis le côlon descendant ou distal, à gauche, et enfin le côlon sigmoïde et le rectum. La fonction première du gros intestin réside dans l’absorption de l’eau et des vitamines issus des aliments ingérés ainsi que dans la formation et le stockage des matières fécales. Le gros intestin héberge également des bactéries nécessaires au processus de digestion. Le cancer peut se développer dans n’importe quelle partie du gros intestin. Sa fréquence est de 39 % dans le côlon proximal, de 25 % dans le côlon distal, et de 36 % dans le rectum. (Source : Système national des cas de cancer [1969-1991]; Registre canadien du cancer [1992].)

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H I J K

Hématochézie : Présence de sang dans les selles.

Hème : Pigment rouge constituant la partie ferreuse de l’hémoglobine.

Hémoglobine : Nom générique donné au pigment présent dans les globules rouges qui transportent l’oxygène dans l’organisme. L’hémoglobine est formée à 6 % d’hème (composant ferrique) et à 94 % de globine (composant protéique).

Hyperbilirubinémie : Excès de bilirubine dans le sang.

Hypertension : Élévation de la pression artérielle.

Hypoxie : Manque d’oxygène.

Il n’y a pas nécessairement un lien entre la phase d’essai et le stade du cancer étudié; on effectue des essais de phase I pour tous les stades.

Iléostomie : Création par chirurgie d’un anus artificiel à partir du dernier segment de l’intestin grêle (iléon), qu’on joint directement à un orifice pratiqué dans la peau par où les selles sont évacuées.

Immunomodulateur : Médicament qui agit sur le processus immunitaire afin de l’atténuer ou de le renforcer.

Indice de performance : Mesure indiquant la capacité d’une personne à accomplir ses activités quotidiennes. Pour l’évaluer, on utilise une échelle de 0 à 4 sur laquelle le 0 correspondant à l’indice le plus élevé, et le 4, à l’indice le plus faible.

Indice glycémique (IG) : Cote (sur une échelle de 1 à 100) attribuée à un aliment et indiquant l’augmentation du taux de sucre dans le sang qu’il provoque deux heures après son ingestion. Un repas à faible indice glycémique se digère plus lentement et  fait grimper moins vite la glycémie sanguine qu’un repas dont l’indice glycémique est élevé.

Infirmière praticienne (infirmier praticien) : Infirmière (ou infirmier) qui a obtenu un diplôme de maîtrise ou de doctorat en sciences infirmières et peut poser undiagnostic ainsi que prescrire des médicaments ou des tests diagnostiques.

Inhibiteur de l’angiogenèse : Substance capable de freiner la formation de nouveaux vaisseaux sanguins. Dans les thérapies antiangiogéniques, on utilise les inhibiteurs de l’angiogenèse pour empêcher que la tumeur ne forme les nouveaux vaisseaux sanguins dont elle a besoin pour s’alimenter en sang et croître. L’un des médicaments inhibiteurs de l’angiogenèse utilisés pour le traitement du cancer colorectal est l’Avastin (bevacizumab).

Inhibiteur de la tyrosine kinase : Substance dont l’action perturbe la communication cellulaire et frein la croissance des tumeurs. Certains de ces inhibiteurs sont utilisés pour traiter le cancer.

Instabilité microsatellite : Changement qui survient dans l’ADN de certaines cellules (par exemple les cellules tumorales) et fait en sorte que le nombre de répétitions de microsatellites (courtes séquences répétitives d’ADN) diffère du nombre de séquences répétitives d’ADN initialement héritées par le sujet. Cette instabilité eut être attribuable à une impossibilité de réparation des erreurs de réplication de l’ADN dans les cellules. Parfois appelée IMS.

Interne : Médecin faisant une année de formation pratique après avoir obtenu son diplôme de premier cylce en médecine. Les internes sont placés sous la supervision de médecins d’expérience.

Irinotécan (Camptosar) : Médicament chimiothérapeutique (parfois appelé « CPT‑11 ») qui inhibe la réplication de l’ADN. L’irinotécan est administré dans les traitements de première et de deuxième intention contre le cancer colorectal.

IRM (imagerie par résonance magnétique) : Technique spéciale faisant appel à  un puissant champ magnétique et permettant de visualiser l’intérieur des organes du corps humain à l’aide d’un ordinateur.

Kinase : Type d’enzyme qui augmente ou diminue l’activité d’autres substrats spécifiques (souvent d’autres enzymes) en catalysant la phosphorylation (ajout d’un groupe phosphate).

^ HAUT 

L

Laparotomie : Ouverture chirurgicale (incision) pratiquée dans la paroi de l’abdomen.

Lavement baryté (radiographie gastrointestinale) : Introduction dans l’intestin,  par voie rectale, d’un métal appelé « baryum » (sous forme liquide) en vue de l’examen radiologique du côlon.

Leucovorin (acide folinique) : Médicament utilisé pour accroître l’efficacité du 5‑FU dans le traitement du cancer colorectal. C’est une forme active de la vitamine B9 (acide folique) qui peut contribuer à protéger les cellules normales de l’appareil digestif contre les effets des substances chimiothérapeutiques.

Lymphocytes T : Type de leucocytes (globules blancs) spécialisés dans la réaction immunitaire qui détruisent les cellules étrangères comme celles qui sont cancéreuses ou infectées par un virus.  Ils induisent et régulent la réponse immunitaire. Aussi appelés « cellules T » ou « thymocytes ».

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M

Malin (maligne) : Cancéreux.

Marqueur tumoral : Substance chimique naturelle produite par l’organisme qui est décelable dans le sang ou les liquides organiques, et permet de détecter la présence d’un cancer, dont elle peut être un signe lorsqu’elle est présente en quantités plus élevées que la normale. Le CA 125 (cancer de l’ovaire), le CA 15-3 (cancer du sein), l’ACE (antigène carcinoembryonnaire, dans les cas de cancer de l’ovaire, des poumons, du sein ou du pancréas, de cancer colorectal et d’autres cancers du tractus gastrointestinal) et l’APS (antigène prostatique spécifique, en ce qui concerne le cancer de la prostate) sont des exemples de marqueurs tumoraux.

Masse tumorale : Terme désignant un concept qui englobe le nombre de cellules cancéreuses, la taille de la tumeur et l’étendue de l’atteinte cancéreuse dans l’ensemble de l’organisme. Équivalent français de « tumour load » ou   « tumour burden ».

Matériel génétique : Support matériel d’information génétique transmettant l’héritage génétique laissé par les parents. Les gènes sont constitués d’ADN (acide désoxyribonucléique) et contiennent du matériel génétique.

Matières fécales : Résidus de la digestion qui s’accumulent dans l’intestin et sont évacués lorsqu’on va à la selle.   

Meilleur traitement standard disponible : Aussi appelé « traitement de référence », le meilleur traitement standard est celui qui, parmi les traitements existants et accessibles, a donné les meilleurs résultats à ce jour dans le cadre d’essais cliniques. Il change sans cesse, car de nouveaux traitements plus efficaces sont constamment découverts et mis à l’essai par des études. Les personnes qui participent à un essai clinique de phase III (voir ci-dessous) reçoivent soit un traitement expérimental, soit le meilleur traitement standard disponible.

Métabolisme : Ensemble des diverses réactions chimiques qui ont lieu dans une cellule ou dans un organisme. Il s’agit de changements qui produisent l’énergie et les matières nécessaires à la croissance, la reproduction et la santé, et jouent un rôle dans l’élimination des substances toxiques.

Métastase : Dissémination à distance, par la circulation lymphatique, de cellules cancéreuses d’une tumeur primitive dans un tissu ou un organe.

Métastaser : En parlant d’une tumeur, se disséminer dans l’organisme par la formation de métastases (voir ci‑dessus).

Méthotrexate : Substance chimiothérapeutique utilisée pour traiter le cancer. Il s’agit d’un antimétabolite (inhibiteur des réactions métaboliques normales), plus spécifiquement d’un antagoniste de l’acide folique qui inhibe la synthèse de l’ADN, de l’ARN et des protéines.

Microchirurgie endoscopique transanale : Technique chirurgicale non invasive utilisée dans les cas peu avancés de cancer colorectal pour enlever les petites tumeurs à l’aide d’un tube (« endoscope ») qui, inséré dans le rectum, permet la visualisation interne du côlon.

Microsphères : Petites billes de résine (SIR-Spheres) ou de verre (TheraSphere) contenant l’élément radioactif yttrium-90, qui est utilisé por le traitement des tumeurs métastatiques au foie issues d’un cancer colorectal primitif et non résécable. Les microsphères sont injectées au moyen d’un cathéter placé dans l’artère hépatique qui les transporte directement au foie, dans le lobe droit ou gauche. Elles se disséminent alors et émettent un rayonnement sélectif, ce qui permet une irradiation ciblée qui détruit le tissu tumoral local tout en épargnant les tissus sains.

Mitomycine C : Substance chimiothérapeutique connue en tant qu’antibiotique, mais aussi utilisée comme agent alkylant. Elle détruit les cellules en inhibant la synthèse de l’ADN dans celles‑ci. La mitomycine est employée dans le traitement du cancer colorectal.

Mucite : Inflammation des muqueuses du système digestif souvent accompagnée d’aphtes formés dans la bouche. C’est une complication qui peut survenir à la suite de certains traitements anticancéreux.

Muqueuse : Membrane qui tapisse les cavités et conduits naturels du corps. Elle constitue la première couche interne de la paroi du côlon et se compose d’un revêtement de cellules aplaties qui se régénèrent elles‑mêmes en l’espace de trois à huit jours. On trouve de petites glandes sous la surface de la muqueuse.

Musculeuse : La paroi du côlon comporte quatre couches dont la troisième est la musculeuse, qui se divise à son tour en deux couches : circulaire interne et longitudinale externe.

Mutation : Tout changement qui survient dans l’ADN d’une cellule. Les mutations peuvent découler d’erreurs survenues pendant la division cellulaire ou d’une exposition à des agents qui endommagent l’ADN. Elles peuvent être sans effet, bénéfiques ou nuisibles. Par exemple, elles peuvent causer le cancer ou d’autres maladies. Une mutation peut être héréditaire si elle survient dans les cellules qui interviennent dans la production des ovules ou du sperme, mais pas quand elle se produit dans d’autres types de cellules.

^ HAUT 

N

National Cancer Institute (NCI) : Organisme fédéral américain responsable des programmes nationaux de recherche sur le cancer. Le NCI réalise ou finance de nombreux essais cliniques. Il y a un peu partout aux États‑Unis des centres de cancérologie rattachés au NCI qui satisfont aux critères et normes du NCI en matière de recherche. On peut trouver la liste de ces centres ainsi que les critères pour leur affiliation à l’adresse Internet suivante : http://cancercenters.cancer.gov.

Nausée : Envie de vomir accompagnée d’une contraction involontaire de certains muscles.

Nécrose : Processus de destruction d’un tissu humain consécutive à la mort des cellules le composant.

Néoplasme : Masse de tissus anormaux qui résulte d’une prolifération pathologique des cellules qui se divisent de façon incontrôlée ou ne meurent pas quand elles le devraient. Le néoplasme peut être bénin (non cancéreux) ou malin (cancéreux). Aussi appelé « tumeur ».

Neuropathie : Trouble qui endommage les nerfs périphériques transmettant l’information entre le système nerveux central (cerveau et moelle épinière) et le reste du corps. Une neuropathie peut provoquer de la douleur, une perte de sensibilité, des picotements et un engourdissement. La chimiothérapie à l’oxiplatine cause parfois une neuropathie aux mains ou aux pieds en raison de l’effet cumulatif de la substance.

Neutropénie : Diminution anormale du nombre de globules blancs dans le sang (leucocytes neutrophiles) qui affaiblit la réponse immunitaire de l’organisme et sa capacité de lutter contre les infections.

Nodule : Excroissance (petit renflement) qui peut être bénigne (non cancéreuse) ou  maligne (cancéreuse).

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O P Q

Occlusion intestinale : Obstruction ou engorgement de l’intestin.

Octréotide : Médicament similaire à la somatostatine, une substance qui est naturellement présente dans le corps et inhibe la sécrétion de l’hormone de croissance L’octréotide est utilisée pour traiter la diarrhée et les bouffées de chaleur occasionnées par certains types de tumeurs. 

Oncologue médical : Médecin spécialisé dans le diagnostic et le traitement du cancer à l’aide de chimiothérapie, d’hormonothérapie et de biothérapies (thérapies ciblées). L’oncologue médical est souvent le principal intervenant dans l’équipe soignante qui s’occupe d’une personne atteinte de cancer. Il peut également fournir des soins palliatifs et coordonner les traitements administrés par d’autres spécialistes.

Oxaliplatine (Eloxatine®) : Sel de platine servant de produit chimiothérapeutique et appartenant à une catégorie de médicaments appelés « agents alkylants », qui freinent la croissance des cellules cancéreuses. On l’administre dans le cadre des traitements de première et de deuxième intention contre le cancer colorectal, en association avec le 5‑FU et l’acide folique, un traitement combiné connu sous le nom de « folfox ».

Panitumumab (Vectibix®) : Anticorps monoclonal employé pour traiter les cas de cancer colorectal dans lesquels intervient un récepteur du facteur de croissance épidermique (EFGR). Les anticorps monoclonaux sont des substances anthropiques (produites par l’homme) de nature protéinique qui se fixent, telle une clé dans une serrure, à la surface d’une cellule cancéreuse. Ils interviennent dans la croissance et la division cellulaires et peuvent servir de marqueurs des cellules tumorales, permettant alors au système immunitaire de détruire ces cellules.

Paramètre : Zone de tissu fibro‑cellulaire entourant l’utérus chez la femme.

Pathologiste : Médecin spécialiste qui analyse les cellules et les tissus prélevés au cours des chirurgies.

Perfusion intra‑artérielle hépatique (PIH) : Traitement consistant à administrer un produit chimiothérapeutique directement dans le foie au moyen d’un cathéter introduit dans l’artère hépatique. Cette intervention se fait le plus souvent en salle d’opération, en chirurgie ouverte et sous anesthésie générale. On implante sous la peau (voie percutanée) une pompe qui achemine l’agent thérapeutique au foie via le cathéter. Le type de traitement et l’horaire des doses sont décidés par le médecin. En général, la pompe est rechargée une fois par mois. La température du corps et le mécanisme de la pompe permettent une administration lente et continue du produit. Le médecin peut choisir de combiner cette technique avec une chimiothérapie systémique.

Perfusion : Injection de liquide (physiologique ou thérapeutique) dans l’organisme par voie artérielle ou veineuse. La perfusion peut se faire sur plusieurs heures ou plusieurs jours.

Perfusion : Injection lente et continue de liquides thérapeutiques dans l’organisme.  

Péritoine : Membrane qui tapisse les parois internes l’abdomen et des organes abdominaux.

Péritonite : Inflammation aiguë ou chronique du péritoine.

Phases d’essai clinique : Les phases d’essai clinique sont déterminées par le type de tests effectués et le but poursuivi. Les essais cliniques visant à tester de  nouveaux médicaments ou traitements anticancéreux comportent trois phases, à savoir :

Phosphatase et homologue de la tensine (PTEN, en anglais) : Gène suppresseur de tumeur qui donne lieu à une protéine enzymatique. Une mutation du gène PTEN intervient dans bien des types de cancer, notamment le cancer colorectal. 

Phosphorylation oxydative : Processus qui permet la production d’énergie dans l’organisme à l’aide de l’oxygène. À cet égard, la phosphorylation oxydative est plus efficace que la glycolyse.

Placebo : Produit neutre (habituellement formé de sucre) sans effet notable sur l’organisme, mais identique en apparence au médicament dont on veut évaluer l’efficacité dans le cadre d’une étude clinique et substitué à ce dernier.

Pneumonie radique : Inflammation des poumons provoquée par une radiothérapie.   

Polype sessile : Polype plat.

Polype : Excroissance platte ou rattachée à une tige qui est formée d’une masse de tissu et se développe sur la paroi interne du tube digestif. Les polypes adénomateux sont les plus courants et les plus susceptibles d’évoluer en cancer du côlon. 

Polypectomie : Ablation chirurgicale d’un polype.

Polypose adénomateuse familiale rectocolique : Maladie héréditaire causée par un gène défectueux et généralement découverte quand le sujet est encore jeune. Elle se caractérise par la présence dans l’intestin de nombreux polypes qui sont le plus souvent bénins. Les personnes atteintes présentent cependant un risque élevé de cancer de l’intestin en raison même du grand nombre de ces polypes. Une résection de l’intestin est donc souvent recommandée.

Prolifération cellulaire : Multiplication des cellules résultant de leur croissance et de leur division.

Prophylaxie : Méthode visant à protéger contre une maladie.

Protocole (d’essai clinique) : Plan d’étude décrivant la méthode prévue pour effectuer un essai clinique. On y précise entre autres le type de personnes pouvant participer à l’essai et le ou les types de traitements ou de médicaments qui seront administrés. L’organisation qui commande ou supervise l’essai (Santé Canada, Institut national du cancer, Food and Drug Administration, compagnie pharmaceutique, etc.) ainsi que le comité d’examen de l’établissement qui effectue l’essai examine toujours le protocole pour s’assurer que les sujets sont bien informés du déroulement de ce dernier et que les risques sont réduits au minimum. Voir « Phases d’essai clinique ».

^ HAUT 

R

Radical libre : Entité chimique qui comporte un électron non apparié et se forme dans l’organisme à la suite de la combustion d’oxygène (appelée « oxydation »). Les radicaux libres peuvent endommager grandement les molécules cellulaires (l’ADN ou les lipides, p. ex.) ainsi que d’autres composantes des cellules.

Radio-isotope (ou isotope radioactif) : Forme instable d’un élément chimique qui émet un rayonnement ionisant en se stabilisant lors de sa désintégration. Les radio-isotopes sont produits par la nature ou fabriqués en laboratoire. En médecine, on les utilise pour les techniques d’imagerie et les traitements. Aussi appelé « radionucléide ».

Radio-oncologue : Médecin spécialisé dans le traitement du cancer par radiothérapie.

Radiothérapeute : Personne qui assiste le radio‑oncologue dans sa tâche et s’occupe généralement d’administrer les traitements de radiothérapie.

Radiothérapie externe : Technique de radiothérapie consistant à envoyer des rayonnements vers une tumeur ou sur le site d’une éventuelle tumeur, à partir d’une source située à l’extérieur du corps.

Radiothérapie péropératoire : Radiothérie réalisée au cours d’une intervention chirurgicale à l’intérieur du corps.

Radiothérapie stéréotaxique : Radiothérapie spécialisée de haute précision faisant appel à un faisceau externe qui cible un site ou une tumeur. Le traitement est soigneusement planifié et effectué grâce à une technique d’imagerie tridimensionnelle assistée par ordinateur qui permet une irradiation extrêmement précise. Cette méthode sert à traiter les métastases au foie liées à un cancer colorectal quand certains paramètres imposent des contraintes.

Radiothérapie : Traitement fondé sur l’action biologique des rayonnements ionisants de haute énergie (particulièrement les rayons X) et visant l’élimination ou l’atténuation des effets des tumeurs par la suppression des cellules cancéreuses ou la réduction de leur taille. Dans les cas de cancer colorectal, la radiothérapie est parfois administrée comme traitement néoadjuvant avant la chirurgie.   

Randomiser : Action de grouper ou de répartir au hasard. (Terme généralement associé aux essais cliniques.)

Récepteur 1 du facteur de croissance insulinomimétique (IGF-1R) : Récepteur d’un facteur de croissance analogue à l’insuline qui joue un rôle important dans la prolifération (croissance) et la survie des cellules. Le récepteur IGF‑1R est grandement surexprimé dans bon nombre de tissus cancéreux.

Récepteur du facteur de croissance de l’endothélium vasculaire : (récepteur VEGF) : Récepteur d’un facteur de croissance qui joue un rôle dans l’angiogenèse (formation) des vaisseaux sanguins et lymphatiques) en activant et stimulant les cellules  endothéliales. Le récepteur VEFG est un agent cible dans le cancer colorectal.  L’Avastin (bevacizumab) constitue un agent antiangiogénique ou inhibiteur du VEGF (anti‑VEGF).

Récepteur du facteur de croissance épidermique (récepteur EGF) : Protéine qui s’exprime à la surface de certaines cellules cancéreuses et joue un rôle dans leur croissance et leur dissémination.

Récidive : Réapparition d’un cancer après un traitement. Dans le cas d’une récidive locale, la tumeur fait un retour à l’endroit où elle a été traitée; dans celui d’une récidive régionale, les ganglions lymphatiques les plus proches du site sont atteints. Lorsqu’il y a dissémination du cancer à d’autres organes (poumons, foie, péritoine ou cerveau) situés plus loin que les ganglions adjacents, on parle de récidive à distance (ou de métastases à distance).

Rectum : Partie terminale du gros intestin dans laquelle sont stockées les matières fécales avant leur évacuation par l’anus (orifice externe de l’extrémité du tube digestif).

Réduction tumorale : Intervention chirurgicale consistant à enlever la plus grande partie possible d’une tumeur afin de soulager la douleur, de réduire les symptômes ou d’améliorer le pronostic du patient. Cette technique accroît également les chances de réussite de la chimiothérapie ou de la radiothérapie.

Régime antidiarrhéique : Régime alimentaire consistant à ne consommer que des bananes, du riz, de la compote de pommes et du pain grillé (rôties) et utilisé pour freiner ou arrêter la diarrhée. 

Rémission : En oncologie, période durant laquelle il n’y a aucun signe clinique du cancer.

Réparation des mésappariements : Processus cellulaire interne qui corrige les erreurs génétiques survenant quand l’ADN est copié (réplication de l’ADN). Les bases d’ADN mal appariées (mésappariements) sont détectées, éliminées et remplacées. Les tumeurs se divisent en deux grandes catégories : celles où il y a défectuosité de ce processus ou système (inactivation de la fonction de réparation des mésappariements) — MMR, en anglais — et celles où ce dernier fonctionne correctement (efficacité de la fonction de réparation des mésappariements).

Réponse partielle (RP) : Expression désignant la réaction à un traitement anticancéreux lorsque ce dernier ne parvient pas à éliminer complètement la ou les tumeurs, mais réussit à en réduire la taille ou à freiner la progression de la maladie.

Réseau de soutien : Membres de la famille, amis, collègues et autres personnes qui peuvent prendre soin de quelqu’un, particulièrement en cas de maladie.  

Résection (colectomie) : Ablation chirurgicale totale ou partielle (selon l’étendue de l’atteinte) d’une partie du côlon correspondant à des tissus malades, ainsi que d’une marge de tissus adjacents sains par mesure de sécurité et des ganglions lymphatiques avoisinants. Dans d’autres contextes, la résection peut viser le foie (résection hépatique, les poumons(résection pulmonaire) ou d’autres organes.

Résection abdominopérinéale : Opération chirurgicale consistant à enlever tout ou partie d’un organe situé dans la cavité abdominale (côlon sigmoïde, rectum ou anus, p. ex.). On peut enlever du même coup les ganglions lymphatiques atteints. L’intervention s’effectue par une incision pratiquée sur l’abdomen et vise à freiner la propagation du cancer. Après l’ablation, on joint l’extrémité de la portion restante du côlon à une ouverture externe créée sur l’abdomen (technique appelée « colostomie »), puis on installe à l’extérieur du corps une poche destinée à recueillir les selles. Cette résection est employée pour traiter le cancer colorectal.

Résection antérieure basse (RAB) : Opération chirurgicale utilisée pour traiter le cancer colorectal et consistant à enlever le dernier segment inférieur du rectum lorsque celui‑ci est atteint par le cancer.

Résection étendue : Intervention chirurgicale utilisée pour traiter le cancer colorectal et consistant à enlever la partie atteinte du côlon ainsi qu’une marge périphérique incluant les ganglions lymphatiques avoisinants, de façon à éliminer toutes les cellules cancéreuses en vue d’assurer la guérison.

Résident : Médecin qui a terminé sa formation générale (internat) et qui se spécialise dans un domaine particulier tel que l’oncologie médicale ou la radio‑oncologie. Les résidents sont placés sous la supervision d’un médecin d’expérience.

Respiration aérobique : Métabolisme caractérisé par la consommation d’oxygène et aboutissant à la production d’énergie par l’oxydation des hydrates de carbone (glucides). Aussi appelé « métabolisme aérobique », « respiration cellulaire » ou « métabolisme oxydatif ».

RSOS (Recherche de sang occulte dans les selles) : Test de dépistage visant l’analyse d’échantillons de selles en vue d’y déceler toute présence de sang occulte (qui n’est pas visible à l’œil nu), même quand les selles ont une couleur normale.

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S

Selle (aller à la selle) : Expulsion des selles ou matières fécales (résidus de la digestion). On parle aussi de défécation. 

Séreuse (ou membrane séreuse) : Fine membrane unicellulaire tapissant l’intérieur de certains organes et l’une des quatre couches qui recouvrent la paroi interne de l’intestin. La séreuse entoure la surface libre de l’intérieur du côlon et ressemble au péritoine (membrane qui recouvre l’intérieur de l’abdomen).

Sigmoïdoscopie : Examen interne de la partie inférieure du côlon sigmoïde (qui communique avec le rectum) à l’aide d’un fibroscope.

Simulation : Mise en situation préalable à une radiothérapie qui reproduit une séance d’irradiation et vise la prise de mesures sur le patient et la planification du traitement.

Sonde nasogastrique : Tube flexible de plastique ou de caoutchouc qu’on introduit dans l’estomac (par le nez, le nasopharynx puis l’œsophage) afin d’en retirer le contenu, par exemple l’air, afin de créer une décompression, ou encore tout objet solide ou tout liquide, par exemple un poison. On peut également se servir d’une sonde pour introduire directement dans l’estomac des substances nutritives lorsque le sujet ne peut rien absorber par la bouche.

Sous‑muqueuse: Deuxième des quatre couches dont la paroi du côlon est formée.  C’est la couche qui se trouve entre la muqueuse et la circulaire interne.

Stade histologique : Mesure déterminée à l’analyse microscopique et indiquant la malignité d’une tumeur. Dans les cancers de stadeI, il y a une bonne différenciation de la tumeur, et celle‑ci est moins maligne. Au stade II, la tumeur est modérément différenciée, et au stade III, elle s’avère peu différenciée. Enfin,onn’observe aucune différenciation au stadeIV, soit celui où la tumeur est la plus maligne.

Stade : État d’évolution indiquant la gravité d’une maladie comme le cancer, selon l’extension et les parties du corps atteintes, notamment. Voir « classification TNM ».

Statut du gène KRAS : Situation sur le plan de la mutation en ce qui concerne le gène Kras, qui est présent dans 30 % à 40 % des cas de cancer colorectal. Quand ce gène n’a pas muté, on parle de gène Kras de « type sauvage », ce qui est le cas dans environ 60 % à 70 % des cancers colorectaux. En revanche, si le gène Kras a subi une mutation, il peut servir de marqueur prédictif pour la réponse aux thérapies anti‑EGF, par exemple les traitements à l’Erbitux et au Vectibix.

Stomie : Création d’un orifice ou anus artificiel par l’abouchement (rattachement) de l’intestin à la peau de l’abdomen. La stomie peut être permanente ou réversible. Voir « anastomose ». Il y a par exemple la colostomie (abouchement du côlon) et l’iléostomie (abouchement de l’intestin grêle).

Stomie : Technique chirurgicale consistant à créer un orifice intestinal artificiel en rattachant une cavité ou un organe creux comme le côlon à la peau (abouchement), à un endroit autre que celui où l’organe aboutit naturellement. Le terme est parfois utilisé pour désigner l’orifice lui‑même.

Stomothérapeute : Personne (infirmière ou autre thérapeute) spécialisée dans les soins aux stomisés (personnes qui ont subi une stomie).

Stress oxydatif : Phénomène caractérisé par un excès de radicaux libres (espèces réactives de l’oxygène), qui sont des molécules contenant un ou plusieurs électrons non appariés, ce qui les rend instables et hautement réactives. Comme ce phénomène peut entraîner des dommages au sein d’une cellule, il est susceptible de contribuer au développement d’une maladie dégénérative avec le temps. Dans un tel cas, le niveau d’antioxydants (qu’on peut mesure dans le plasma sanguin) est inférieur à la normale.

Supplément nutritionnel : Produit destiné à être ingéré en complément de l’alimentation courante. Les suppléments nutritionnels se prennent généralement par voie orale (par la bouche) et contiennent un ou plusieurs éléments nutritifs (vitamines, minéraux, herbes, acides aminés ou enzymes). Aussi appelé « supplément alimentaire ».

Survie globale (SG) : Période pendant laquelle une personne est toujours en vie après un diagnostic de cancer ou un traitement anticancéreux. Ce terme est fréquemment utilisé dans le cadre des études cliniques ou relativement aux groupes expérimentaux participant à ces études. Le taux de survie globale correspond souvent un taux de survie à cinq ans, c’est‑à‑dire le taux des personnes étudiées dans un groupe expérimental qui sont toujours en vie cinq ans après un diagnostic de cancer ou un traitement anticancéreux.

Survie sans progression (SSP) : Période pendant laquelle une personne atteinte de cancer est toujours en vie après un traitement anticancéreux sans que la maladie ne se soit aggravée. Il s’agit d’un paramètre souvent utilisé dans les études cliniques afin de déterminer l’efficacité d’un nouveau traitement ou médicament. Aussi appelé « survie sans maladie» ou « survie sans récidive ». Le taux de survie sans progression correspond souvent à un taux de survie à cinq ans, c’est à dire le taux des personnes au sein d’un groupe expérimental étudié qui sont toujours en vie sans que la maladie n’ait progressé cinq ans après un diagnostic de cancer ou un traitement anticancéreux. 

Survivant : Personne qui a survécu au cancer. Toute personne qui survit après un diagnostic de cancer est considérée comme un survivant ou une survivante pour le reste de ses jours tant qu’elle reste en vie. Comme le cancer et la survie à ce dernier ont des répercussions sur les proches (famille et amis) et les aidants naturels, l’état de survivant touche égalementces derniers.

Système immunitaire : Réseau complexe de l’organisme qui lutte contre la maladie et se compose d’organes et de cellules, notamment les lymphocytes B (ou cellules B), qui produisent les anticorps, et les lymphocytes T (ou cellules T), qui détruisent les cellules étrangères.

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Taux de réponse : Pourcentage de sujets chez qui on observe la disparition de la tumeur ou une réduction de sa taille après le traitement dans le cadre d’un essai clinique.

Tégafur-uracile : Substance combinant le tégafur et l’uracile qui est étudiée en tant qu’agent thérapeutique pour traiter certains types de cancer. Le tégafur est métabolisé  dans l’organisme en 5-fluorouracile (5-FU), le produit actif qui tue les cellules cancéreuses, et l’uracile accroît la quantité de 5-FU disponible dans ces cellules pour les détruire. Le tégafur-uracile est un antimétabolite. Aussi appelé « Ftorafur », « UFT» ou « Uftoral ».

Test immunochimique recherche de sang occulte dans les selles (TIRSOS) : Nouveau test visant à déceler toute trace de sang occulte dans les selles par la détection de la globine (une protéine qui est l’une des composantes de l’hémoglobine) plutôt que de l’hème. Comme il détecte la présence de la globine humaine dans les selles, ce test est plus sensible et plus précis de recherche de saignements gastrointestinaux.

Thérapie alternative : Thérapie non conventionnelle destinée à remplacer les traitements classiques, mais qui n’a pas été scientifiquement éprouvée.

Thérapie conventionnelle : Approche d’usage généralisé pour le traitement d’une maladie et reconnue en raison des résultats probants obtenus lors d’études cliniques. Aussi appelé « traitement conventionnel ».

Thérapie par micro-ondes : Traitement qui consiste à exposer les tissus à des températures élevées pour affaiblir et détruire les cellules cancéreuses, ou les rendre plus sensibles aux rayonnements et à certains médicaments anticancéreux. Aussi appelée « thermothérapie par micro‑ondes »

Thoracoscopie : Examen visuel de l’intérieur du thorax à l’aide d’un de tube souple muni d’une lumière et d’une caméra et appelé « thoracoscope ». Ce dernier peut aussi être doté d’un dispositif permettant de prélever un fragment de tissu afin de l’examiner au microscope en vue de déceler tout signe de maladie.

Thrombopénie (ou thrombocytopénie): Insuffisance du nombre des plaquettes dans le sang. Cette pathologie peut favoriser la formation d’ecchymoses et entraîner une hémorragie des blessures ou surfaces muqueuses meurtries.

Tomodensitométrie : Technique radiologique permettant d’obtenir des images détaillées de l’intérieur des parties du corps visées, sous différents angles. Les images sont produites par un ordinateur auquel est relié l’appareil de radiographie. Aussi appelé « tomographie axiale avec ordinateur », « tomographie assistée par ordinateur » ou « tomographie par ordinateur ».

Tomographie par émission de positons (TEP) : Technique d’imagerie visant à mesurer la vitesse à laquelle les organes ou tissus métabolisent (utilisent) le sucre afin de détecter les cellules cancéreuses, qui absorbent le sucre plus rapidement que les cellules normales en raison leur métabolisme rapide.

Tomographie par ordinateur : Technique radiologique assistée par ordinateur et fournissant des images plus détaillées de l’intérieur du corps que la radiologie ordinaire (rayons X).

Tomothérapie : Type de radiothérapie qui permet un meilleur ciblage de la tumeur sous différents angles. Elle associe l’usage d’un scanner et d’un accélérateur de particules qui se déplace en spirale autour du patient. Il s’agit d’une radiothérapie guidée par imagerie 3D, ce qui permet au médecin de déterminer avant le traitement  la dose maximale de rayonnement pouvant être administrée selon le volume de la tumeur, de façon à détruire celle‑ci tout en réduisant les risques d’irradiation pour les tissus sains environnants.La tomothérapie permet de moduler l’intensité du rayonnement pour réaliser une distribution de dose très précise. Aussi appelée « tomothérapie hélicoïdale ».

Traitement adjuvant : Thérapie administrée après une chirurgie (ou après le traitement principal) en vue d’éliminer les cellules cancéreuses et d’augmenter les chances de guérison (« adjuvant » signifiant « qui aide »). Il peut s’agir de chimiothérapie, de radiothérapie ou de biothérapie. Dans les cas de cancer colorectal, on utilise les thérapies adjuvantes pour augmenter les chances de guérison.

Traitement auxiliaire : Traitement visant à compléter ou à renforcer le traitement principal. Aussi appelé « traitement complémentaire ».

Traitement complémentaire : Traitement administré parallèlement à un traitement conventionnel, généralement dans le but de soulager les symptômes ou d’améliorer le bien‑être du patient.  Aussi appelé « traitement auxiliaire »

Traitement curatif : Traitement destiné à guérir la personne atteinte d’une maladie.  Aussi appelé « thérapie curative ».

Traitement multimodal : Thérapie qui combine plus d’une technique ou d’une thérapie.

Traitement néoadjuvant : Thérapie administrée avant le traitement principal. Par exemple, on administre souvent une radiothérapie ou une chimiothérapie avant la chirurgie afin de réduire la taille de la tumeur ou la complexité de l’opération. Dans un tel cas, la thérapie est qualifiée de « néoadjuvante ».

Traitement palliatif : Traitement visant à soulager les symptômes (notamment la douleur) dans des cas de maladie grave, mais n’est pas de nature à guérir, l’objectif principal étant d’améliorer la qualité de vie du patient. Aussi appelé « soins palliatifs » ou « soins de soutien ».

Traumatisme : Ensemble des troubles physiques ou des perturbations psychologiques à long terme résultant d’un blessure ou lésion dans une région donnée du corps ou d’un choc mental ou émotionnel.

Tumeur neuroendocrine : Forme rare de tumeur qui dérive des cellules neuroendocrines de l’organisme et produit des peptides (petites protéines).

Tumeur synchrone : Tumeur métastatique découverte en même temps que la tumeur primitive (le côlon ou le rectum, dans le cas du cancer colorectal), mais dans une autre partie du corps.

Tumeurs colorectales asynchrones : Tumeurs primitives formées dans le côlon ou le rectum et découvertes après le premier diagnostic de tumeur primitive.

Urologue : Médecin spécialisé dans les affections des voies urinaires et génito‑urinaires.

Utilisation non conforme à l’étiquette (« Off-Label Use ») : Utilisation d’un médicament à des fins autres que celles approuvées par Santé Canada ou par la FDA américaine (pour traiter une maladie ou un problème de santé qui ne figure pas parmi les indications officielles, p. ex.).

Valeur de fixation normalisée (VFN) : Indice numérique utilisé pour caractériser la fixation, sur les cellules cancéreuses, du fluorodéoxyglucose (FDG), un traceur radioactif semblable au glucose (sucre) qu’on utilise en tomographie par émission de positons (TEP). Plus la VFN est élevée, plus l’action du FDG est efficace, car cela signifie que l’activité métabolique de la tumeur est intense. Par exemple, une VFN de 5 indique que la fixation du FDG dans la région visée est cinq fois plus importante qu’elle ne l’est en moyenne dans les cellules saines de l’organisme.

Vectibix (panitumumab) : Anticorps monoclonal utilisé pour traiter le cancer colorectal et ciblant le récepteur du facteur de croissance épidermique (EFGR). Les anticorps monoclonaux sont une version fabriquée en laboratoire d’une protéine du système immunitaire qui se lient, telle une clé dans une serrure, à une protéine donnée sur la surface des cellules cancéreuses. Ce médicament freine la croissance et la division des cellules tumorales colorectales et peut également avoir une action bénéfique en activant le système immunitaire qui tue les cellules cancéreuses.

Vitamine liposoluble : Vitamine capable de se dissoudre dans les graisses. Les vitamines liposolubles sont absorbées avec les graisses et stockées dans les tissus adipeux de l’organisme. On les trouve dans les aliments d’origine animale ou végétale ou sous forme de suppléments alimentaires. Les vitamines A, D, E et K sont liposolubles.

Voie d’abord : Petit dispositif semi‑permanent permettant d’introduire un médicament (chimiothérapeutique, p. ex.) dans une veine ou une artère sans avoir à faire une injection chaque fois que le traitement est administré.

Voie de signalisation : Série de réactions biochimiques qui surviennent dans une cellule et dans lesquelles interviennent des enzymes spécifiques. La voie de signalisation permet à la cellule d’accomplir ses principales fonctions et de réagir à son environnement.

Xeliri : Thérapie d’association combinant deux agents chimiothérapeutiques : l’irinotécan et le xéloda.

Xéloda® (capécitabine) : Médicament chimiothérapeutique administré par voie orale et servant à traiter le cancer du côlon. La capécitabine est métabolisée par les cellules et se transforme en 5fluorouracile, une substance qui se fixe aux cellules cancéreuses et les tue. Le Xeloda est un antimétabolite.

Xelox : Thérapie d’association combinant deux agents chimiothérapeutiques : l’oxaliplatine et le xéloda.

Yttrium 90 : Isotope radioactif artificiel dont l’activité radioactive (période de 2,67 jours) décroît avec l’émission de particules bêta et qui est utilisé en radiothérapie pour traiter certains cancers, notamment le cancer colorectal (voir « microsphères »).

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