Association canadienne du cancer colorectal - ACCC
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Le dépistage > Tests de dépistage prometteurs  

Les tests qui suivent sont en cours de mise au point et pourraient bientôt s’avérer des options de dépistage efficaces sans difficultés excessives pour le sujet et permettant de déceler les signes précurseurs du cancer colorectal.

Analyse de l’ADN dans les selles

L’analyse de l’ADN effectuée avec échantillon de selles peut être fait à la maison. Contrairement aux autres tests fondés sur l’examen des selles, cette analyse consiste à examiner les cellules des selles afin de détecter toute mutation génétique associée au cancer colorectal et aux polypes. Les cellules qu’on trouve dans les matières fécales, notamment les cellules de tumeurs cancéreuses et de polypes, subissent un processus par lequel elles se répandent dans les matières fécales et sont évacuées avec ces dernières. Aux fins de l’analyse en question, il faut recueillir toutes les matières fécales rejetées au moment d’une selle. L’échantillon se retrouve dans un contenant spécial fixé au bol de toilette, puis il est expédié au laboratoire afin d’être examiné. Grâce à diverses analyses, on identifie alors des gènes précis qui, s’ils sont modifiés, indiquent que la personne doit passer une coloscopie afin qu’on puisse déceler la présence de cancer ou de polypes et décider si une biopsie est nécessaire.

Analyse sanguine

On évalue actuellement l’efficacité de différentes analyses sanguines qui pourraient servir à déceler les signes précurseurs du cancer colorectal et, dans certains cas, la présence de polypes. Les marqueurs associés à cette maladie et aux polypes qui la caractérisent sont différents, c’est à dire qu’il s’agit de marqueurs génétiques ou chimiques. En cas de résultat positif, une coloscopie doit être pratiquée afin de déterminer s’il y a présence de cancer. Le test ColonSentry est le premier test mondial commercialement disponible pour le dépistage du cancer colorectal. Il est actuellement seulement disponible en Ontario, au Canada. Pour plus d’information: http://www.colonsentry.com

Analyse du mucus rectal

Pour ce test, un médecin doit prélever un échantillon du mucus présent dans le rectum du sujet et l’étaler sur un carton spécial qui est ensuite envoyé au laboratoire. On examine alors l’échantillon afin d’en déterminer la teneur en glucides, une substance associée au cancer colorectal. En cas de résultat positif, la personne doit passer une coloscopie.

Analyse de la salive

Ce test consiste à prélever dans la bouche du sujet un échantillon de salive qui est par la suite envoyé au laboratoire, où l’ADN cellulaire est analysé afin de déceler toute modification génétique indiquant une prédisposition au cancer colorectal. Contrairement aux autres tests de dépistage, qui aident à établir simplement s’il y a risque de cancer colorectal, cette analyse permet de connaître les probabilités qu’a le sujet de développer la maladie au cours de sa vie. Les résultats de l’analyse de la salive ainsi que les données relatives aux facteurs contextuels de risque (âge et tabagisme, par exemple) sont entrées dans un logiciel grâce auquel on détermine l’importance du risque encouru par la personne. Le résultat final indique donc si ce risque est faible, moyen ou élevé. Au besoin, on peut alors faire un suivi au moyen de tests de dépistage adéquats effectués aux intervalles nécessaires.

Endoscopie par capsule

Cette coloscopie virtuelle se pratique à l’aide d’une capsule endoscopique de la taille d’un gros comprimé de vitamines qui est dotée d’une mini caméra à chaque extrémité et doit être ingérée par le sujet pour qu’elle circule ensuite d’un bout à l’autre du tube digestif. Des senseurs spéciaux sont placés sur l’abdomen du sujet et reliés à un dispositif d’enregistrement fixé à une ceinture qui se porte au tour de la taille. À mesure que la capsule se déplace dans les voies digestives (elle met environ 10 heures à le parcourir tout le tube digestif), des milliers d’images sont captées et transmises par les senseurs au dispositif d’enregistrement. Après 10 heures, le sujet retourne ce dispositif au médecin qui télécharge les images dans un ordinateur afin de les visionner sous forme de vidéo. Quant à la capsule, elle est évacuée naturellement lors des selles et n’a pas à être récupérée. Une coloscopie classique doit être effectuée si des anomalies sont décelées lors de l’examen des images.